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Nous venons tous sur terre expérimenter l’amour à un moment ou à un autre…

 Quand nous naissons, nous n’avons aucune attente, aucun préjugés, aucune peur, aucune croyance qui limitent nos actions, nos rêves, nos besoins. Nous sommes là, les yeux grands ouverts sur le monde qui nous entoure, curieux de tout, sans attente autre que de l’amour. Nous découvrons la vie, incarnés dans la matière. La vie dans un corps, les sensations, les nuits et les jours. La nôtre et celles qui nous entourent qu’elles soient humaines comme nous, ou papillons, chat et oiseaux. Il n’y a pas d’avant, de demain, de regrets, il y a là, l’instant, la vie qui coule en nous.

Hélas, cela ne dure pas ! A peine avons-nous poussé notre premier cri que déjà nous découvrons la comparaison : poids, taille, périmètre crânien… Cela vous rappelle quelque chose ? Nous sommes là, attentifs aux sons, aux odeurs, aux rayons du soleil, au parfum de maman, au regard de papa et déjà de partout des voix s’élèvent : oh ! Qu’il est petit ! Oh ! Qu’il est costaud ! Il a les oreilles de tonton Roger, le nez de sa mère ! Mais qu’est-ce qu’il mange ! Oh ! Il est tout plissé… Voilà ! C’est fait ! Les premières croyances et les premiers jugements dansent au-dessus du berceau et cela ne s’arrêtera jamais ! Toute votre vie nous sommes observés, comparés, jugés, critiqués. Chacun de nos gestes, de nos pensées, de nos actions, mimiques et attitudes passent à la loupe ! La marche, la façon de tenir nos couverts, l’acquisition de langage, notre intelligence, nos dessins, nos pâtés de sables… Rien n’échappe aux regards inquisiteurs. Nous devenons source de discussions à n’en plus finir, chacun y allant de son avis : papa, maman, mémé, pépé, le voisin, le boucher, la maîtresse de petite section ! Et plus tard l’instit du primaire, les profs du secondaires, nos amis, amoureux, prof de sport et puis collègues de travail, patron ou associés… Tout le monde, toute notre vie se sentira missionné pour se faire et donner son avis sur nous !

Et alors ? Alors on se perd en route à peine nous sommes-nous reconnu. Affublé de tout un tas d’étiquettes plus ou moins lourdes à porter nous longeons les murs de la honte, des certitudes, des moins ceci et plus cela. Des étiquettes dont certaines collent très fort ! Des étiquettes qui minimisent, d’autres qui rendent invisible, certaines sont des mensonges, d’autres du déni, beaucoup des illusions de soi pleines de certitudes, de formatage, de petites cases à remplir, de normalité, de différences pointées. Il y en a des rondes, des carrées, des petites, des radines, des gourmandes, des bleues, des vertes et même des rouges ! Certaines à l’encre légère, d’autres semblent tatouées, voire même gravées sur la peau…

Quand vient, bien des années plus tard, le besoin impérieux de s’alléger un peu, d’ouvrir les yeux sur soi, d’envoyer voler les étiquettes vieillies qui nous déterminent, il peut être déroutant de découvrir que l’on n’est pas celui que l’on croyait être !

Il est un deuil difficile à faire, bien que fort salutaire, que celui du soi illusoire, du soi masqué, caché. Du soi sur-adapté pour ne pas décevoir, de celui qui a cru à toutes les petites histoires en baissant la tête pour ne pas décevoir. Quel travail de fourmi parfois il nous faut effectuer, pour petit à petit reconstituer le puzzle. Se (re)connaître soi, nos valeurs, qualités, défauts, croyances héritées, fabriquées, partagées… Repousser nos limites, remettre les pendules à notre heure, laisser émerger nos potentiels, nos talents et compétences, nos goût et dégoûts, le sombre et la lumière, le beau et le vilain, vivre l’acceptation, prendre le temps de s’aimer, s’encourager, se chouchouter !

Réécrire le personnage, revenir sur ses expériences bonnes et mauvaises, son rôle, au plus près de qui nous sommes pour un jour, nous apercevoir que tout est illusion et que nous ne sommes qu’acteur. Passez de l’autre côté ! Devenez observateur, réalisateur, du film que vous tournez !

Qui sommes-nous ? « Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis. » Quiétude, Eckhart Tolle

Succession de deuils : deuil de qui j’ai cru être si longtemps, deuil de qui je pense être, pour devenir celui que j’ai toujours été.

Nous sommes ce qui ne vieillit pas, ce qui est hors du temps, ce qu’il reste quand tout le superflu s’est envolé. Nous sommes la vie, l’amour et le vent qui le caresse.

Catherine Mazerand – Accompagnement intuitif, soins énergétiques et conférences

Tél. 06.58.57.45.15.    Email : cath.mazerand@gmail.com