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Fin des années 80, Tristan chantait « Je suis de bonne, bonne, bonne humeur ce matin ! Y a des matins comme ça !». Je n’ai pas retenu le reste des paroles, juste ces quelques mots sur un air entrainant.

Vivre en observant le monde, en tendant la main, en ouvrant les yeux et surtout mon cœur aux belles choses, aux bons moments, aux joies, aux rayons de soleil, j’en ai fait le choix il y a quelques temps déjà. Optimiste par « volonté » comme disait Alain[1], je cherche toujours le côté positif de chaque expérience qu’il m’est amené de vivre décourageant ainsi les tentatives des gens de me rendre morose.

Je ne plane pas à 8 000 mètres d’altitude, je ne suis pas déconnectée de la « réalité », je refuse de râler pour le principe, par automatisme. J’ai conscience de ce qui se déroule autour de moi mais au lieu de me laisser emporter par ce qui est hors de mon contrôle, sur ce quoi je n’ai aucune prise, comme le cours du pétrole, la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h, l’arrêt du passage à l’heure d’hiver à partir de 2019. Je fais ma part chaque jour en m’offrant, et en offrant, sourire et bonne humeur.

« Plus nous dépensons de gaîté et de bonne humeur, plus il nous reste. Si vous voulez que la vie vous sourit apportez d’abord de la bonne humeur » Spinoza[2]. Et bien ça fonctionne très bien ! Essayez, vous verrez.

Le matin quand je me lève, qu’importe qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente ! Je peux choisir de débuter ma journée en me plaignant : « il pleut, quelle journée de m**** », « en Bretagne c’est toujours pareil… », « y en a marre de ce temps pourri… », ou je peux, à l’inverse, choisir de regarder le bon côté : « chouette, les plantes vont être arrosées », « whaaa ! De la neige ! » et voir se réjouir l’enfant en moi et les souvenirs de ses journées magiques ou l’on restait au chaud et que l’on faisait notre bonhomme de neige dans la joie ! Si j’opte pour le négatif, cela changera-t-il quelque chose aux évènements ? Non ! Absolument pas et j’aurais dépensé beaucoup d’énergie inutilement et orienté ma journée du côté sombre : dos courbé, air excédé, soupirs… Et, en général, quand ça commence mal, ça continue : retard au bureau, embouteillage, tache de café sur le jean, etc… Si je me réjouis, cela aura-t-il une influence sur la météo ? Ici encore, pas la moindre, en revanche, sur mon humeur, oui, sans aucun doute possible, l’effet sera visible : démarche avenante, yeux qui pétillent, sourire, visage ouvert. C’est quand même plus agréable comme sensations, non ?

J’aime beaucoup ce que Diderot disait en son temps et qui est toujours si juste aujourd’hui « la bonne humeur est l ‘épanouissement de l’âme ». Je prétends à cet état de grâce parce que ma bonne humeur invite celle d’autrui et qu’en captant à mon tour la sienne, ensemble nous co-créons un espace où il fait bon vivre. La bonne humeur est communicative, elle réveille ce petit grain de folie que nous portons tous, un soupçon de malice, l’envie de sourire, de rire. Merci la vie !

Partager quelques mots et instants joyeux, s’émerveiller de ce qu’il se passe en soi, en l’autre, autour de nous, ne fait pas s’effacer les tracas petits ou grands, mais cela permet de les mettre à distance, à la place qui est la leur, de ne pas se laisser envahir. Mettre de la lumière dans son cœur, partager sa bonne humeur c’est un cadeau qui fait du bien ! Nous le valons bien ! hi !

 

Catherine Mazerand – Coach intuitive en bonne humeur !                 www.catherinemazerand.fr                     Tél. 06.58.57.45.15.

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[1] De son vrai nom Emile-Auguste Chartier (1868 /1951) Philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français.

[2] Baruch Spinoza (1632/1677) Philosophe néerlandais d’origine portugaise.