« J’attire à moi ce que j’émets » et petites digressions du jeudi…

J’attire à moi ce que j’émets !

Avez-vous déjà remarqué que quand notre journée démarre bien, qu’il fait beau, que nous sommes de bonne humeur tout semble se mettre en mouvement autour de nous dans une dynamique pleine de légèreté et de joie ? Tout nous sourit ! Nous rencontrons une amie chère perdue de vue, le boulanger nous offre sa dernière baguette, notre amoureux nous accueille avec des fleurs, notre collègue de travail nous complimente ! C’est l’effet whaouuu d’où s’élève une joyeuse spirale de bonnes nouvelles, de moments précieux, de petits quelque chose qui font un grand tout.

Mais à l’inverse, avez-vous observé que quand vous vous levez du pied gauche, que vous râlez dès le café, que les plaintes sortent de votre bouche à chaque bouffée d’air, l’univers vous renvoie votre mauvaise humeur comme un boomerang ? Vous vous cognez dans le pied du lit ou ce c****** de tracteur se place juste devant vous sur la route alors que vous êtes déjà en retard ! Vous sortez de votre véhicule et marchez dans la seule flaque d’eau à trente mètre à la ronde ? Le sombritude (lol) vous accompagne jusqu’au coucher ! Les gens vous évitent vous donnant matière à ressasser. Piouuu !

Tu veux ? Ou tu veux pas ?

Savoir ce que nous ne voulons pas ou plus c’est bien ! Mais savoir ce que nous voulons c’est beaucoup mieux !

Quand nous nous concentrons sur que nous ne voulons pas ou plus, nous l’attirons ! Je ne veux plus être seule, je ne veux plus manquer d’argent, je ne veux plus galérer… Le pouvoir de la pensée créatrice qui, soit-on en passant, n’entend pas la négation, vous l’amène sur un plateau d’argent ! Ce que l’univers entend c’est je veux être seule, je veux manquer d’argent, je veux galérer… Comment s’y prendre alors pour obtenir ce que nous souhaitons voir se réaliser dans notre vie ? En concentrant notre attention sur ce que nous voulons créer et surtout en l’inscrivant dans toutes les cellules de notre corps ! Il ne suffit pas de le penser et de le dire, il faut le ressentir en soi et décider que c’est déjà là ! Que c’est réalisé ! Exemple : J’ai rencontré l’homme idéal pour moi, j’ai de l’argent, je vis sereinement… Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de La loi d’attraction : Rien de magique, le magicien c’est vous ! écrit Sylvie Liger.

L’énergie que nous émettons à chaque instant de notre vie attire à nous des événements, des rencontres, des réactions similaires à notre fréquence. La colère attire la colère, le dénigrement attire la critique, la jalousie attire les conflits, la comparaison attire la perte d’estime de soi. Toutes nos expériences s’ingénient à nous mettre face à nous-même pour nous rendre la pareille.

Quand nous rayonnons la joie de vivre, la joie s’invite à notre côté ! Quand nous diffusons la fréquence de la confiance en soi et de l’estime de soi, nous attirons les expériences de reconnaissance de notre valeur. Quand nous portons notre regard sur toutes les petites choses de la vie qui amènent poésie, émerveillement, bonheur, elles se multiplient comme des petits pains d’un certain Jesus, nous offrant milles et une occasion de célébrer la vie.

He ! Psittt ! Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plait, plait, plait *!

La comparaison est une gangrène ! Il n’y a qu’à lire un faire-part de naissance pour en prendre conscience. Sous le prénom du petit être qui vient juste de naître trônent bien visibles,  sa taille et son poids ! A peine a-t-il poussé son premier cri qu’il fait déjà l’objet de comparaisons. Il est trop petit, tellement grand, dodu dis-donc, oh il est brun comme Machin… Il ressemble à son père, sa mère, pépé, mémé et il à la tête à Toto aussi peut-être ? Il est sage comme Ernest, grognon comme Léon, c’est une gloutonne comme Anatole, elle dort plus ou moins que son frère, que sa sœur, que le fils d’ Une telle , de celui de la fille de la voisine… Et toute notre vie dès lors, nous sommes ainsi observés, scrutés, comparés ! A l’école, au lycée, le vendredi à l’aquaponey, sur les photos du mariage, au bureau, bref, des centaines et des centaines de gens que nous ne les connaissions ou non nous comparent sans cesse. Même ceux qui disent que non ! Que celui qui n’a jamais pécher…

Au lieu de grandir pour nous même, de développer nos potentiels et nos talents, d’être fiers de nous, de nous aimer tels que nous sommes, de reconnaître et d’alimenter notre petite étincelle personnelle pour en faire une belle lumière, nous fabriquons des complexes ! Comme cela ne suffit pas, nous mettons en place des stratégies d’évitement quand nous doutons de nos capacités ! Nous nous persuadons que nous sommes moins ou plus, trop ou pas assez que chacun de nos interlocuteurs.  Certains d’entre nous se réfèrent alors à un modèle de compétition, au risque d’y laisser leur âme, pour tenter de prouver aux autres qu’ils sont les meilleurs, tandis qu’à l’extrémité opposée, certains se convainquent qu’ils ne pourront jamais atteindre leurs rêves et y renoncent ! Comme ça au moins pas de déception ! Et au milieu de tout ce gâchis, des millions d’entre nous naviguent à la bougie dans un frog de fausses croyances et de peurs sclérosantes.

Me voilà un jour en  Masterclasse de Psychobiologie Quantique©  expliquant avec moult exemples à Pascale qui nous formait que j’avais parfois encore des difficultés à oser être moi-même par peur de déplaire à mes proches. Sa réponse fut un véritable déclic ! Simple. Efficace. Et alors ? Juste ces deux mots ? Et alors ? Je continue à dire toute la souffrance que je ressens à être jugée, comparée et critiquée. Et rebelote ! Et alors ? Notre échange digne d’un set à Rolland Garros pris tout à coup fin quand mon mental sur-entraîné lâcha prise parce que mon cœur venait de comprendre. Je suis qui je suis. Vous êtes qui vous êtes !

Nous ne sommes pas ici pour vivre par procuration les ambitions de nos parents ou de nos proches. Nous ne sommes pas ici pour réaliser leurs rêves. Nous ne sommes pas ici pour les réparer. Nous ne sommes pas ici pour nous réduire à peau de chagrin à force de tenter de leur plaire. Mais pour nous réaliser pleinement qu’ils l’acceptent ou non ! Nous nous incarnons pour réaliser nos propres expériences, en tirer nos leçons,  nous nous révéler à nous-même et grandir en conscience dans l’amour.

Le passé. Ah le passé… C’est un temps qui nous tient longtemps par les chevilles !

Et pourtant, quoi que nous fassions, nous ne pouvons rien y changer ! Se prendre la tête à revivre jour après jour les scènes du film de notre histoire n’a qu’un seul effet : nous extraire du présent. Nous détourner de notre chemin. Nous empêcher d’avancer, de réaliser nos rêves en nous maintenant dans une énergie négative et épuisante qui nous vide petit à petit de notre essence.

Tourner en boucles les si j’avais pensé, dit, fait, osé, et tutti quanti, ne fera pas revivre ces moments pour que nous les modifiions.

C’est comme les regrets ! Nous sommes tous amenés à faire des choix. Au moment de l’action, nous agissons selon les informations en notre possession, nos désirs, nos capacités, et le contexte. Assumer nos choix, identifier et comprendre notre part de responsabilité dans ces évènements nous fait grandir. Tentons de ne pas alimenter la boîte à regrets et aux sentiments de culpabilité, elle ne nous sert à rien ! A force de la voir posée sur la cheminée, on n’ose plus agir par peur d’être déçu, par peur des conséquences de nos choix, par peur se planter ! Résultat ? On stagne, on maugrée notre incapacité à aller de l’avant, à créer de nouvelles aventures, on cesse de vivre !

Et le futur alors ?

Ah oui ! Le futur ! Une autre de nos ruses pour éviter de vivre au présent, c’est de conjuguer la majeure partie de notre temps au futur ! Nous avons tous à un moment donné cette fâcheuse habitude de nous projeter dans un plus tard illusoire sur l’écran noir de nos nuits blanches*.

Vivre au futur, c’est tellement rassurant ! Cela ne nous demande rien qu’une bonne dose d’imagination et des milliers de quand en stock. Des quand j’aurais fait ceci ou cela, quand j’aurais réussi ça, un jour je ferais, un jour j’irais, un jour je m’aimerais, bref, de belles promesses à nous-même lustrées soigneusement des années durant. Pour vivre dans le futur, il nous suffit d’activer la boite à ressorts que l’on a dans la tête ! Ces bougres d’engrenages de montre Suisse, parfaitement huilés, qui nous entrainent sans arrêt vers plus tard nous détournant de l’essentiel. Et figurez-vous que ce sont les mêmes qui nous ramènent vers hier !

C’est au présent que se conjugue la vie ! Au présent simple. C’est au présent que l’on s’enivre des couchers de soleil, que l’on boit l’eau de la source, que l’on goûte la magie de la vie. C’est au présent que l’on caresse, que l’on s’étreint, que l’on ressent le plaisir, la joie, que l’on respire le parfum du bonheur, que l’on entend les doux sons de la nature, les rires des enfants, les mots d’amour. C’est au présent que l’on rêve, que l’on ose voir grand, que l’on se met en mouvement ! C’est au présent que se trouve la paix de l’esprit dans ces fabuleux moments où l’âme agit de concert avec le coeur pour créer et inscrire dans la matière nos aspirations les plus folles !

Et la remise en question dans tout ça ?

Notons qu’il n’est pas bon de confondre l’autocritique saboteuse et destructrice et la remise en question salvatrice et évolutive.

L’autocritique ne sert à rien du tout je vous l’assure ! Se flageller, se punir, se rabaisser, ça n’a jamais fait avancer qui que ce soit d’autant que comme je l’ai écrit précédemment, plus nous nous prenons au jeu, plus nous attirons pléthore d’expériences similaires pour bien donner raison à notre négativité et à l’image viciée que nous avons de nous ! L’autocritique est limitante. Elle nuit à notre développement, à notre estime de soi, à notre rayonnement. Elle lyophilise notre âme.  

La remise en question, elle, est un cadeau que l’on s’offre par amour.

Se remettre en question c’est se placer en observateur de nos pensées et de nos actions, non pas armés de la volonté de nous mutiler nous-même en créant notre souffrance, mais avec celle de modifier ce qui ne nous convient plus. Le but est de tendre vers notre véritable nature, d’évoluer selon nos critères, de nous re(co)naître.

En nous remettant en question nous accueillons intimement le fait que nous avons besoin d’expérimenter pour apprendre —c’est notre nature d’être humain­—, de faire des erreurs pour grandir, de dépasser nos limites pour découvrir d’autres angles de vue, d’autres conceptions, d’autres occasions de créer notre (uni)vers, notre vie. Nous sommes en quelque sorte en formation continue all inclusive tout au long de notre séjour sur terre !

 Il se fait déjà tard mais avant de poser mon crayon je voudrais juste vous dire encore deux-trois mots sur le déni de soi, ce poison mortel qui ronge, petit à petit, de notre peau à nos os —en silence au tout début— puis dans la douleur du corps pour les têtus.

Nous mentir à nous-même de nos chagrins, de nos blessures, de tous ces mots non exprimés, de ces gestes déplacés, occulter les faits, s’arranger du mensonge, ça tient quelques temps mais sur la durée ça peut devenir vraiment violent.

Nous mentir à nous-même sur l’être multidimensionnel que nous sommes, doué d’intelligence, modèle unique de talents, de savoir-être, de savoir-faire, de connaissances, nous mentir sur nos valeurs ajoutées, nos atouts, la richesses de nos expériences, sur notre propre lumière,  c’est refuser la vie qui nous anime.

C’est plus facile de pactiser avec nos malheurs, d’accuser les autres de nos non choix, de transformer notre réalité en conte de fée que d’affronter nos démons et de regarder en face la vérité. Certes ! Tourner en rond dans notre petite zone de confort, même rudimentaire, même insalubre, c’est grandement rassurant. Cela nous évite la remise en question. Cela ne demande pas d’effort, pas d’investissement personnel, pas de volonté, zéro action, nada, rien !

Mais à bien y regarder dans le reflet de l’étang —deux fois même si vous l’osez—, nous avons dans ce cas plus de points communs avec l’autruche déplumée qu’avec le fier corbeau dont ramage et plumage sont dignes d’un phénix !

Sur ces derniers mots inspirés de La fontaine,

Je vous laisse à vous-même !

Catherine Mazerand

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