Tu n’es pas qui tu crois que tu es !

Hé ! Tu ne n’es pas qui tu crois que tu es !

En temps ordinaires j’écris à seconde personne du pluriel, le pronom personnel vous. Oups ! On se croirait en cours de français ! Tu sais ! Ce mot qui désigne tout le monde et personne à la fois. Seulement voilà, ce que je veux te partager aujourd’hui t’es destiné. Oui ! A toi qui me lit ! Alors le vous ce sera pour une autre fois, un autre sujet !

Tu n’es pas qui tu crois que tu es tant que tu n’as pas soulevé le voile ce ces affirmations et jugements dont on te bourre le crâne depuis ta naissance. Tu veux des exemples ?

  • Oh ! Elle a  le sourire de sa mère !
  • Ah ! Elle est aussi butée de pépé !
  • Tu sera infirmière ma fille ! Comme toutes les femmes de la famille !
  • Mais comment peut-on être aussi nulle en math !
  • Tu es idiote ma pauvre sœur !
  • Tu ne feras jamais rien de ta vie si tu n’as pas ton BAC S
  • Etc… Etc…

Ca te dit quelque chose ? Toi aussi tu en as entendu des vertes et des pas mûres ? Ces affirmations péremptoires de la part de nos parents et de nos proches nous envahissent petit à petit, surtout qu’en général on nous les répète souvent, au cas ou, sans doute, on ne les ai pas suffisamment assimilées dès la première fois ! Et on fini par y croire ! A s’identifier à la petite fille, la jeune femme, la femme qui les reçoit comme des vérités absolues parce qu’elles émanent d’être qui nous sont chers.

Tu n’es pas qui tu crois que tu es !

Tiens ! Prends dix minutes. Non ! A la réflexion accorde toi plutôt une bonne demie heure. Dresse la liste de tout ce que tu pense de toi. Bon, les aspects positifs qui font tout notre charme, c’est plutôt sympa à noter, soyons honnêtes ! Lance toi ensuite sur toutes ces affirmations négatives qui te pourrissent la vie dans le style :

  • Je suis tête en l’air, on me l’a toujours dit.
  • Je suis trop vieille pour changer de travail, ma mère à raison.
  • Je ne sais pas cuisiner.
  • Je ne sais pas chanter c’est certain parce qu’à chaque fois que je pousse la chansonnette, Bidule se bouche les oreilles !

Bref ! Tu vois où je veux en venir ! Je te laisse te concentrer sur toutes ces imperfections que tes parents, tes profs, tes amis, t’ont trouvés depuis ta naissance. Hep ! N’oublie pas tes défauts que les autres te rabâchent ! As-tu remarqué comme ils on l’art et la manière de nous trouver des ressemblances bizarres ou des points de caractère qui ne leur plaisent pas ? Et surtout quel plaisir ils prennent à nous enquiquiner avec à chaque fois que nous passons un moment en leur compagnie ? Et toutes ces comparaisons auxquelles il nous est impossible d’échapper tant que nous ne leur avons pas mis les points les i à tous ces rabats joie ?

Toi aussi tu fais surement parti de ces femmes qui sont toujours plus quelque chose (en général c’est négatif) que leur frère ou leur sœur ! Ou alors du groupe des moins ! Voire des beaucoup moins ! Moins jolie, moins drôle, moins intelligente : enfin des moins plein de choses quoi ! Et attends ! Il y a aussi tout les trop et les pas assez !

Tu as combien toi d’étiquettes collées dans ton dos quand ce n’est pas en plein visage ? Paf ! ! Elles sont combien à se superposer sur ton front ? Ou sur ton nez ? Hein ? Celui qui ressemble à celui de la vieille tante Berthe !

Allez ! Vas y ! Lâche toi ! Fais toi plaisir ! Balance !

Allez ! Pendant que tu as ton stylo en main, libère de ton coeur tous ces mots qui t’ont heurtés, qui t’ont blessés, que tu te trimballes comme des boulets aux pieds ! Tous ces adjectifs, ces petites phrases assassines qui ont jour après jour usé tout l’amour que tu avais pour toi, qui ont altérés ta confiance en toi, ton estime de toi, qui t’ont fait te ratatiner, te faner.

Tu n’es pas qui tu crois que tu es !

Et si demain tu cherches à occuper ton temps avant l’arrivée du marchand de sable, note tout ce que tu as fait pour les autres en échange d’un peu d’amour, d’un baiser, d’un geste de tendresse. Qu’as tu changé en toi pour leur plaire ? Qu’as-tu imaginé pour attirer leur attention ? A quoi as-tu renoncé pour un regard ? Pour un sourire ?

Tu n’es pas qui tu crois que tu es !

Tu es tellement plus que cela !

Tu es unique ! Inimitable ! Précieuse !

Ose décoller de ton corps, de ton coeur, de ton âme, toutes couches d’étiquettes ! Ne garde que les belles, celles qui résonnent en toi, les roses, les vertes, les jaunes ! Vas-y ! Ca te prendra peut-être du temps, certaines résistent longtemps, leur colle est très très forte ! Mais ne renonce jamais ! Ca vaut vraiment la peine.

Ose !

Ose regarder dans ton propre miroir la merveilleuse femme qui se cache en toi. Ose ! Tu verras, la vie est si belle quand on ose être soi.

Catherine Mazerand

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